Dostoïevski d'un siècle à l'autre ou la Russie entre Orient et Occident de Michel Cadot

·       Éditeur :  

Editions Maisonneuve & Larose

·       Pages :

350 pages

·       ISBN / EAN :

9782706814914

·       État : 

NEUF

·       Pochette cadeau :

Oui – Disponible

 

RÉSUMÉ:

Ouvrage original du comparatiste Michel Cadot, professeur émérite à la Sorbonne, ce livre montre, à travers l'oeuvre de Dostoïevski et ses échos dans la littérature européenne, comment l'écrivain russe a marqué l'aboutissement du roman moderne tel qu'il est apparu avec le Don Quichotte de Cervantès : l'expression de l'accord désormais impossible entre le héros et le monde.

L'acte gratuit, l'offense nécessaire au pardon, la souffrance liée à la rédemption, la faute condition de la grâce, la liberté humaine folle d'elle-même, ces idées si souvent reprises aujourd'hui, sont des grands thèmes dostoïevskiens.

En même temps, Dostoïevski exposait par avance, et sans ménagement, l'idéologie des grands dictateurs du XXe siècle ; il montrait comment une communauté organisée en «Eglise officielle», qui prétend étayer ses convictions par une politique de pouvoir et de contrainte, trahit Dieu. L'ouvrage de Michel Cadot s'attache à cerner des romans qui illustrent chacun un thème majeur de la création dostoïevskienne depuis Le Double jusqu'aux Frères Kardmazov. Puis il étudie certaines particularités de la technique romanesque, en rapport avec les modèles européens de sa jeunesse : Schiller, Byron, Hoffmann, Gogol, mais aussi Balzac, Eugène Sue, Victor Hugo et George Sand. Il montre aussi quelques exemples de la «réception» de Dostoïevski par des écrivains du XXe siècle, avant de traiter du prophétisme de Dostoïevski : l'écrivain, dénonçant le mépris de l'Occident à l'égard de la Russie, préconisait à titre de revanche de se tourner vers l'Asie.

À l'heure où, après l'effondrement de l'URSS, le monde s'interroge sur l'avenir de la Russie, Dostoïevski fournit encore des clés indispensables à qui veut comprendre en profondeur ce que Michelet appelait les «mystères de l'âme russe».

23,00 €

  • disponible
  • SOUS 48 H1

Assia Djebar ou la résistance de l'écriture. Regards d'un écrivain d'Algérie de Mireille Calle-Gruber

·       Éditeur :  

Editions Maisonneuve & Larose

·       Pages :

282 pages

·       ISBN / EAN :

9782706815300

·       État : 

NEUF

·       Pochette cadeau :

Oui – Disponible

 

RÉSUMÉ:

Bâillonnée, voilée, ensevelie, veuve, coupée, étranglée : la voix de l'écrivain Assia Djebar voue le texte littéraire à une double révélation. Révélation de l'espace féminin tramé de secret, séparé, murmures entre les murs. Révélation aussi d'Algérie à plus d'une langue ou, comme elle décrit : des Algéries .

L'oeuvre, retraversée ici dans son ampleur pour la première fois, n'a cessé de faire de la littérature le lieu de tous les combats : pour une mémoire algérienne occultée par l'histoire militaire française ; pour la liberté des femmes dans l'Islam ; contre la violence et pour une Algérie des différences et des pluralités culturelles.

Ainsi à l'écoute du tissu narratif habité par l'autobiographie, ou à la poétique est indissociable du politique, la lecture des ouvrages d'Assia Djebar explore la voie frayée à l'avenir en des projets immémoriaux, et comment l'oeuvre d'art donne ce qui est legs de femmes une grammaire singulière.

Berbérophone par sa mère, arabophone par son père, écrivant dans la langue française qui fut langue d'oppression pour les pays du Maghreb, pour elle langue d'émancipation pendant les années d'études en Algérie puis en France, Assia Djebar est un écrivain affronté à tous les partages, les passages.

Assia Djebar ou la Résistance de l'écriture présente en outre de nombreux documents inédits : scénario, photogrammes de films, photos de mise en scène d'un opéra, tirages de l'album personnel, correspondance privée, autant d'éléments qui témoignent d'un regard sans précédent sur la création et sur le monde.

L'oeuvre d'Assia Djebar a reçu le prestigieux Neustadt Internetional Prize for Literature (1996), ainsi que le prix de la paix 2000 qui est, en Allemagne, la plus haute distinction pour un engagement politique et éthique de la pensée.

 

AUTEUR(S) :

Mireille Calle-Gruber est professeur de littérature française à l'université de Paris VIII-Vincennes, Professor Emeritus à Queen's University, Ontario, et écrivain. Parmi ses récentes publications : Histoire de la littérature française du XXe siècle ou Les Repentirs de la littérature, Paris, Honoré Champion, 2001 ; Midis. Scènes aux bords de l'oubli, fiction, Québec, Editions Trois, 2000. Elle est membre de l'Académie des Sciences Humaines de la Société Royale du Canada depuis 1997.

23,00 €

  • disponible
  • SOUS 48 H1

Victor Klemperer : Repenser le langage totalitaire de Laurence Aubry, Béatrice Turpin

 

·       Éditeur :  

Editions CNRS

·       Pages :

350 pages

·       ISBN / EAN :

9782271073129

·       État : 

NEUF

·       Pochette cadeau :

Oui – Disponible

 

RÉSUMÉ:

Abondance d’abréviations donnant le sentiment d’appartenir à un groupe d’initiés, profusion de termes techniques mécanisant l’homme, emploi constant de superlatifs pour toute entreprise nazie, enflure sentimentale : c’est à l’aide de cette langue pauvre que le régime nazi s’insinue dans les esprits et modifient les manières de penser. C’est cette « novlangue » que recense au quotidien dans son journal l’écrivain et philologue Victor Klemperer (1881-1960). L’ouvrage dirigé par Laurence Aubry et Béatrice Turpin se nourrit de cette oeuvre novatrice pour en mesurer la portée à nouveau frais, la confronter à d’autres pensées comme celle d’Arendt, l’évaluer à l’aune de situations politiques contemporaines. Une réflexion stimulante qui montre comment les nazis et leurs épigones sont parvenus à asservir une langue, et donc la pensée elle-même, à l’oeuvre de manipulation des masses.

AUTEUR(S) :

Béatrice Turpin est maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise. Ses recherches portent sur la linguistique générale, la lexicologie et l’analyse des discours sociaux, médiatiques ou politiques. Laurence Aubry est maître de conférences, chercheur à l’université Paris-IV. Ses recherches portent sur la question du style en littérature et en psychanalyse.

24,65 €

  • disponible
  • SOUS 48 H1

 

- Titre -Auteur : Le bestiaire cérébral : Des animaux pour comprendre le cerveau humain de Jean-Pierre Ternaux, François Clarac et Jean-Didier Vincent

 

- Éditeur : Editions CNRS ; 368 pages 

- Prix éditeur :24,65

- Disponibilité :1 expl

- État :NEUF– sous blister

 

 

 

RÉSUMÉ:

Comment comprendre le cerveau humain ? En explorant celui des animaux ! Voilà ce que nous apprennent les neurosciences depuis leur apparition au XIXe siècle. Une recherche fascinante retracée ici de manière à la fois rigoureuse et ludique, de Darwin aux développements les plus récents de la biologie. Humeurs de la sangsue, électricité dégagée par la grenouille, relations des abeilles avec les fleurs, neurones de l’écrevisse, réflexes du rat et de la souris, mémoire du chat, cellules nerveuses du dauphin, gènes de la mouche ou de l’hippocampe : " stars de laboratoire", nos amies les bêtes sont devenues indispensables à la compréhension des réseaux complexes du cerveau humain. Partant des similarités de fonctionnement entre les espèces (vue, digestion, déplacement,pensée), chaque exemple est employé pour étudier une fonction précise qu’il partage avec d’autres espèces, mais dont il peut fournir une explication générale. Un ouvrage de vulgarisation heureuse qui nous invite aussi à repenser la place de l’animal dans nos sociétés

 

 


 

 

 

- Éditeur : Editions CNRS ; 300  pages 

- Prix éditeur :   25

- Disponibilité :1 expl

- État :NEUF– sous blister

 

 

 

RÉSUMÉ:

Pour ce livre consacré à l'étude des dossiers préparatoires - d'Emile Zola, spécialistes de critique génétique et spécialistes du naturalisme se sont interrogés sur ces avant-textes trop peu connus, pratiquement non édités et encore moins étudiés, qu'il s'agisse de ceux des Rougon-Macquan ou de ceux du troisième Zola (Les Trois Villes et les Evangiles). Trois ensembles de questionnement en constituent les principaux axes de recherche : Quelles opérations, à la fois sur les formes et sur les contenus, dans toute une série de manipulations, ont permis d'aboutir à un texte ? Genèse scénarique, qui montre la transformation de l'ébauche initiale jusqu'aux plans, selon une logique et une sémiotique propres. Genèse narratologique, qui étudie la montée à la surface du texte des éléments constitutifs du roman (personnages, espace, temps, etc.) et l'articulation du monde sur le système de tous les autres constituants narratifs. Quels sont les intertextes mis en oeuvre, explicites ou implicites ? Les dossiers préparatoires renvoient à d'autres discours, dont la présence est massive, et si tout a été dit , il en sort quand méme de l'inédit. Il convient de poser que l'interdiscursivité englobe et déborde l'intertextualité. Enfin, quels sont les problèmes linguistiques qui mettent en jeu les relations entre le narrateur et son énoncé, tels en particulier les modalités et le fonctionnement du système personnel ? On pourrait poser d'autres questions à l'étude génétique des dossiers préparatoires, mais plutôt que d'une microgénétique s'en tenant aux limites de la phrase ou du paragraphe, qui privilégie les brouillons - quasi inexistants dans le corpus zolien -, il s'agit ici de microgénétique, s'intéressant plus largement à toute la logique des possibles à l'oeuvre dans les dossiers. Toutes ces études directement appliquées présupposent bien entendu des réflexions et des choix théoriques.

 

 

 

- Titre -Auteur : Résistance du roman : Genèse de Non d'André Malraux de Jean-Louis Jeannelle

- Éditeur : Editions CNRS ; 478 pages 

- Prix éditeur : 25

- Disponibilité :  1 expl

- État :  NEUF– sous blister

 

 

 

RÉSUMÉ:

"" C'est une épopée qui sera à la Résistance française ce que L'Espoir fut à la guerre d'Espagne "" : c'est en ces termes qu'André Malraux décrivait en 1972, dans un entretien avec Chagall, son grand roman sur la Résistance, longtemps attendu, jamais achevé. Simple fanfaronnade d'un écrivain qui avait abandonné le genre romanesque après la publication des Noyers de l'Altenburg en 1943 ' Ce fameux roman, Malraux en a pourtant bien entrepris la rédaction. Restent aujourd'hui quelques scènes, fragments composites et esquisses de personnages, intitulés : "" Non "". Une édition vient d'en être faite dans les "" Cahiers de la NRF "" (Gallimard, 2013). En s'appuyant sur un travail historique important, et sur une analyse détaillée des fragments ou des documents de travail de Malraux, jusqu'alors inédits, Jean-Louis Jeannelle, dans un style élégant et limpide, reconstitue la genèse de ce roman inachevé, puis s'interroge sur les différentes raisons de son inaboutissement. L'image traditionnelle d'un écrivain écartelé entre sa fonction de chantre des grands-messes gaulliennes et sa réputation de mythomane s'en trouve entièrement modifiée."" Non "", qui aurait pu être la dernière oeuvre romanesque de Malraux, est le chaînon manquant permettant de comprendre comment l'auteur de L'Espoir ou des Noyers de l'Altenburg est devenu celui du Miroir des limbes.

 

 

 

- Titre -Auteur : L'invention Des Classiques - Le "Siècle De Louis Xiv" Existe-T-Il ? Stéphane Zékian

- Éditeur : Editions CNRS ; 383pages 

- Prix éditeur : 24,65

- Disponibilité :  1 expl

- État :  NEUF– sous blister

 

 

 

RÉSUMÉ:

Le "Siècle de Louis XIV" s'est imposé clans notre mémoire collective comme celui des classiques par excellence. Mais quel fut le prix de cette consécration ? Qu'a-t-on fait dire aux classiques ? Pourquoi a-t-on dressé leur héritage contre celui des Lumières ? Sous quelles bannières ont-ils été enrôlés ? En répondant à ces questions, l'auteur retrace les grandes manoeuvres, au lendemain de la Révolution, autour d'une tradition littéraire semée de malentendus et de distorsions.

Héritiers des Lumières et apôtres de la reconquête catholique s'affrontent violemment, mais tous revendiquent la référence aux classiques. S'engage alors une guerre des mémoires dont nous ne sommes peut-être pas sortis. A leur corpus défendant, on verra ainsi Corneille, La Fontaine, Madame de Sévigné, Molière ou La Rruyère intervenir dans les débats politiques de la France postrévolutionnaire, Racine érigé en chantre des valeurs familiales, Rotrou enrôlé au service de la propagande napoléonienne ou encore le duel entre Fénelon et Bossuet se poursuivre dans les débats parlementaires de la Restauration.

A qui appartiennent les classiques ? Oscillant entre la légende et l'histoire, leur vie posthume constitue une projection des passions françaises. Elle attise, dès le six siècle, les controverses sur l'identité nationale.

 

 

 

- Titre -Auteur : Elizabeth Anscombe : L'esprit en pratique de Valérie Aucouturier

 

- Éditeur : Editions CNRS ; 230 pages 

- Prix éditeur :25

- Disponibilité :1 expl

- État :NEUF– sous blister

 

 

 

RÉSUMÉ:

Elizabeth Anscombe (1919-2001) est l'une des grandes philosophes britanniques du XXe siècle. Influencée par Aristote et la scolastique médiévale, mais surtout par son maître Ludwig Wittgenstein, elle a renouvelé les débats en philosophie de l'action et en philosophie morale. L'action est un sujet de perplexité pour le philosophe car, irréductible à un mouvement sans agent, elle engage une volonté, des intentions et des valeurs morales. Elle se situe donc entre philosophie de l'esprit et philosophie morale : préciser le rôle de la volonté et des intentions dans l'action nous éclaire sur les degrés de responsabilité - en particulier morale - de l'agent. Dès lors, comprendre comment s'intriquent la spontanéité de l'action et sa dimension téléologique devient un enjeu majeur de la philosophie. L'esprit en pratique explique pourquoi la philosophie de l'esprit selon Anscombe doit opérer un détour par la philosophie de l'action et décrire le "" mental "" dans ce qu'il a de visible. Mais aussi pourquoi toute considération sur l'éthique impose de s'appuyer sur une vision claire des motifs de l'action et du type d'agent qui en est le moteur. En s'inscrivant pleinement dans les débats actuels sur la subjectivité, l'intentionalité, la responsabilité, la philosophie d'Anscombe renouvelle en profondeur la notion d'intention.